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1983, disons.



(on clique sur le post pour le voir en totalité) 


Il y a eu cette époque où le roman noir était encore trouvable dans les bureaux de tabac, les gares. Avec C. en 1983, on les prenait au hasard ou presque dans les tourniquets du magasin de presse de la gare de Rouen pour nos week-end clandestins dans l’appartement inoccupé de ses parents à Trouville. 
Il y a eu cette époque, où à part quelques fanzines spécialisés, personne ne parlait du polar. Je me demande parfois si ce n’était pas l’âge de l’innocence. On tombait, avec C., sur des daubes mais on tombait aussi sur de purs moments de littérature et du coup, on restait au lit plutôt que de se promener sur la plage. 
J’ai appris plus tard que les deux SN écrites par Paul Clément étaient de Jacques Pierre Amette. Quelle importance. Ce que je sais, c’est que pour, disons,  7 francs, ça suffisait pour lire de grandes choses et que la critique toute puissante ne se sentait pas obligée, dans un mécanisme d’auto intoxication médiatique de me survendre le énième roman noir rural américain à 25 euros. 
Pour le reste, Trouville, 1983, C. et la pile de séries noires dans notre petite valise, entre les affaires de toilettes et ses bikinis. 
Un pur moment de littérature, on vous dit.


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